Décolonialité par les arts

4 mars 2026

Échanges avec Marcelle Bruce

13-15h, Grand Salon
UFR SLHS

Contact
dominique.soucy@umlp.fr

Résumé

Docteure en études ibéro-américaines de l’Université de Lille, dont les travaux portent sur les esthétiques décoloniales en Amérique Latine, Marcelle Bruce propose dans ce séminaire une réflexion critique sur l’art comme concept moderne/colonial. Loin d’être une catégorie universelle, la discipline a en effet fonctionné historiquement comme un outil de hiérarchisation des pratiques sensibles et de production de sens à travers le monde, subordonnant les expressions des sociétés non-occidentales à un canon établi par la Modernité. À partir des théories post et décoloniales développées depuis la fin du XXe siècle — notamment autour du concept de colonialité du pouvoir —, ce séminaire interroge le rôle de l’art dans la reproduction de cet ordre et les possibilités d’en sortir. Il s’attache plus particulièrement à une nouvelle vague d’artistes latino-américains qui s’énoncent depuis une identité ethnique plutôt que nationale, et qui jouissent depuis quelques décennies d’une visibilité inédite dans les circuits globaux de l’art contemporain. Quelles sont les particularités de ces modalités ? Dans quelle mesure constituent-elles une rupture avec les pratiques reconnues antérieurement ? Et dans quelle mesure contribuent-elles à un véritable processus de décolonialité ?

Telles sont les questions au cœur de ce séminaire, qui prendra la forme d’une conversation modérée par Refugio Chávez Ramírez, docteur en Sciences Politiques de l’Université Complutense de Madrid et en Études ibériques et ibéroaméricaines de l’Université de Strasbourg. Il est auteur de plusieurs articles sur la politique environnementale mexicaine et sur l’analyse de discours appliquée à l’apprentissage dans l’enseignement supérieur.